Mon séjour en maternité: du bon, et beaucoup de moins bon…

Ce 18 aout 2013, ma NuméroDeux™ a décidé de pointer le petit bout de son nez. Il était prévu que j’accouche dans la même maternité que pour ma SuperNenette™, car tout s’était très bien passé, et nous étions rassurés de nous savoir en milieu « médicalisé » en cas de gros problème de dernière minute. De plus, je suis suivie pour ma pathologie dans leur service de neurologie, et cette maternité est très bien notée. Enfin, elle est à 1km à peine de chez nous, ce qui est un argument de choix. J’ai eu un bon suivi, par un super obstétricien pendant toute la grossesse. Ce genre de monsieur agé, qui semble plus sage que n’importe quelle sage-femme, et qui te donne envie qu’il soit ton père. L’accouchement a été super rapide (monito posé à 11h55, naissance à 12h25 !), à terme +3jours, et le projet de naissance,  évoqué rapidement à l’oral en salle d’accouchement (mon dossier n’était pas encore arrivé) a été respecté.

Voici, plus ou moins en vrac, le compte-rendu de mon séjour :

 J’ai aimé :

•         avoir un bon suivi pendant toute la grossesse, avec la même personne.

Lors de l’accouchement:

•         Le respect de mon choix de ne pas être déclenchée. Pourtant à terme + 1j, NuméroDeux™ nous a fait une petite frayeur car je la sentais moins bouger. On a passé quelques examens, et on nous a fortement suggéré le déclenchement chimique que j’ai refusé, j’ai juste accepté un décollement, car il n’y avait pas d’urgence vitale. Elle s’est remise à bouger énergiquement le soir vers minuit. J’étais bien soulagée de la ressentir me cogner de partout à l’intérieur !

•         Le jour J, j’ai aimé être prise en charge rapidement et avec le sourire. Bon en même temps, j’étais à 4 pattes dans le couloir à cause de la douleur, et, en fait, j’étais déjà ouverte à 8 large… Moi qui voulait une péri…

•          N’avoir que 2 personnes présentes lors de l’accouchement. La sage-femme et l’auxiliaire de puériculture, tout comme pour SuperNenette™

•          Garder ma NuméroDeux™ 2 longues heures sur moi, avec une tété de bienvenue qui a duré presque 1h30 ♥

•          Son habillage et son pesage (au bout des dites 2 heures) ont été faits à quelques mètres de moi, en présence de SuperPapa™

•         Elle n’a pas été lavée ni mesurée

 Lors du séjour:

•         Entendre le personnel intervenir tout de suite alors que j’entendais une maman dépassée par les pleurs de son bébé.

•          La qualité des repas. Nettement améliorée depuis la dernière fois il y a 21 mois. C’était bon, voir même très bon, copieux, et équilibré.

•          Avoir un croissant tout les matins ^_^

•          Avoir le choix de la crème pour les petites fesses de NuméroDeux™.

•          Qu’on me trouve un pot pour mettre les roses que SuperPapa™ m’a ramené de mon jardin.

•          Que ma santé, ainsi que celle de mon bébé soient bien prises en charge.

 

 J’ai pas aimé :

(NB: Toute insulte ou vulgarité sera shtroumpfée :) )

•          La poignée de ma porte de chambre qui remontait mal et une personne sur deux qui ne la remontait pas convenablement en sortant ! Bruit de couloir assurés tant que personne ne remontait cette schtroumpfette de poignée.

•          Que le pédiatre, le lendemain de l’accouchement, vers 10h du matin, alors que je venais de me rendormir, me dise « bonjour madame ! Alors ? Ca a pas l’air d’aller ? » Moi en mon fort intérieur : « C’est à dire que tu es au moins la 5ème personne qui me réveille, gros schtroumpf ! » J’ai juste souris :-)

•          Le lendemain de l’accouchement : qu’on me propose un café (youpi ! un bon café !) qu’on me dépose au coin de mon meuble-chevet, avec impossibilité de l’attraper sans me lever du lit, alors que j’ai des douleurs dans tout le corps.

•          Avoir une première visite pour la prise de tension et de température, une autre ensuite pour le petit déjeuner (avec un « BONJOUR MADAME ! » crié bien haut et fort pour que tu te réveilles), puis une autre pour débarrasser le-dit petit-déjeuner, une ensuite de la part de l’auxiliaire de puéri, puis le « ménage » de la chambre (sol et poubelles), puis la sage-femme, puis le changement de draps…  Puis le plateau du midi, puis le débarrassage du plateau. Et ennnnfin je pouvais DORMIR et me reposer! Tout ça, c’est le strict minimum des visites du matin. S’y ajoutaient parfois une schtroumpfette de photographe ou une bibliothécaire, un pédiatre, une interne de gynéco (j’en parle plus bas) …

•         Cette interne en gynéco qui est venu me voir, à qui je ne donnais pas plus de 23 ans, toute chétive, sans aucune assurance en elle, et qui est venu me dire, avec sa petite voix toute frêle, que j’allais avoir des ordonnances avant de sortir pour mes soins et autre contraception. Oui, je n’aime pas les internes, et encore moins ceux dans ce genre là.

J’ai détesté :

•          Ne jamais voir les mêmes personnes. Je crois que seulement une sage-femme et peut-être deux auxiliaires de puéri ont été « redondantes ».

•          Me battre contre des protocoles :

De par ma pathologie, je devais recevoir un traitement post-partum (J+3 ou 4) en perfusion pendant 5 heures. C’est un traitement assez lourd, car une forte dose (1 gramme) de corticoïde est administrée (ça s’appelle un bolus). Moi, à chaque fois, ça me shoote, ça me brouille l’esprit et me rend complètement « stone ». Je me doutais que cela poserais un « hic » pour l’allaitement de ma puce donc j’avais tout anticipé en fournissant les documents à la neurologie qui expliquaient clairement que le produit ne passait pas, ou peu, dans le lait maternel, et que la recommandation « de sureté » est de 4 heures sans tétée après la perfusion. Le jour de la perfusion, à J+3, on m’a imposé de ne pas allaiter ma puce 8 heures après perf parce que « c’est le protocole »! 5h de perf + 8h, autant dire toute la journée sans tétée. Je me suis battue ( toute stone et en pleine chute d’hormone, trop fastoche !), heureusement j’avais pris les documents avec moi, et le service de maternité, après consultation de la conseillère en lactation qui a certainement vérifié les infos que je donnais, à pris sur lui pour les 4h. J’ai pu allaiter ma fille le soir à 18h après une très, très dure journée, pleine de larmes pour moi et ma fille.

•       Le quiproquo sur mon dossier :

J’avais, lors du suivi de grossesse, demandé s’il était possible que la première perfusion soit faite à domicile. Dans mon dossier, il sera écrit « 1er bolus à domicile. »

A J+2, on m’annonce que le chef du service de maternité est OK pour que je sorte le lendemain pour faire ma perf chez moi. J’en suis très étonnée et ravie. On me demande le numéro de mon infirmier à domicile et on me demande qui fournit les ordonnances. J’explique que d’habitude, tout cela est très bien géré par le service de neurologie. « Ah ? Et bien on va entrer en contact avec eux alors. » … On revient me voir quelques heures plus tard en me disant un beau « désolé madame, mais vous allez devoir faire votre perfusion ici, et vous ne sortirez qu’après demain ». Ah ah ! J’ai ris intérieurement, je m’en doutais… C’était trop beau pour qu’ils acceptent de faire du cas par cas… Et s’il avait été écrit « 1er bolus à domicile ? » avec un point interrogation, on aurait évité cette fausse joie.

•      J’avais demandé à ce qu’on me pose la perf le plus tôt possible, on m’avait parlé de pose vers 7h30/8h. Elle n’a été posée qu’à 9h30. Et quand j’ai dis à l’infirmière sur un ton interrogateur que je pensais qu’elle allait m’être posée à l’aube, elle m’a répondu « Oh non ! Vous savez, on a beaucoup de césarisées, et ce genre de perf, on n’en a pas l’habitude » donc en gros je passais après et on m’a fait de vaines promesses.

•     Cette journée sans tétée a été aussi éprouvante pour moi que pour ma fille qui n’arrivait pas à s’endormir. Elle pleurait dès que je la prenais (évidemment, je sens bon le lait moi) et je n’arrivais pas à la nourrir à la pipette, une auxiliaire a du s’en charger . Ma petite n’a quasiment pas dormi de la journée. Une heure tout au plus… Le lait artificiel qui lui a été donné était aussi plus douloureux pour son ventre (je n’avais pas encore eu ma montée de lait et n’avait pu tirer qu’un seul « repas » (30ml)) Bref, en milieu d’après midi, j’arrive enfin à endormir ma puce. C’est alors qu’on vient pour lui faire faire son test d’audition. « Ah très bien elle dort, il faut qu’elle dorme pour le test ». Evidemment, elle a réveillé ma fille, et n’est pas parvenu à la rendormir. Je n’avais qu’une envie, c’était de virer cette auxi à grand coup de pelle ! D’ailleurs, je ne me souviens plus trop de ce que je lui ai dit, mais je n’ai a priori pas été très tendre avec elle. Le test a été finalement fait le lendemain matin.

•         Ce soir là, vers 21h, j’ai enfin eu un temps calme rien qu’à nous deux, j’ai fait une ambiance tamisée dans la chambre, en éteignant tout, sauf la salle de bain, afin de donner une bonne tétée tout en plaisir à ma fille et oublier enfin toute cette horrible journée. Là, une auxiliaire de puéri est entrée en pleine tétée, et de dire, la main sur l’interrupteur « J’allume hein ! » Bing, lumière dans ma face. Respect bonjour, au revoir.

•         Enfin, j’ai détesté cette stroumpfette de mouche qui tournait autour de nous et qui a ajouté un peu plus de tension à cette horrible journée!

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J’ai donc été bien prise en charge médicalement parlant, mais de nombreux petits détails de rien du tout m’ont vraiment donné plus que hâte de rentrer chez moi au calme, pour enfin pouvoir me reposer pleinement et profiter au maximum de ces premiers instants avec ma NuméroDeux™. Le pire, c’est que je ne jette presque pas la pierre au personnel soignant. Elles sont dans leurs habitudes, leurs procédures, leurs quotidiens. Parfois, une ou deux personnes sortent un peu du lot, comme cette sage-femme qui a pris davantage que 30 secondes pour regarder ma fille, qui s’est intéressée à ma vie, à ma pathologie, et avec qui j’ai bien échangé sur l’allaitement. Ou bien cette jeune femme qui est venu prendre ma tension et ma température tôt le matin, en essayant de rester la plus discrète possible.

J’ai eu tout de même avant de partir une discussion avec le personnel afin de tout mettre au clair sur la journée de la veille. Je ne sais pas si cela fera avancer quoique ce soit dans leur façon de faire, mais bon, ça a au moins permis de relâcher un peu la pression. Je ne leur ai pas parlé des tout petits détails (la poignée, l’interrupteur, le « ça a pas l’air d’aller? »…) mais que de l’histoire des 4h/8 heures. Ils ont je pense (j’espère !) mieux compris pourquoi j’avais été aussi désagréable.

Je regrette que ce séjour ce soit passé comme ça, j’en garderai un goût amer je pense. Je me suis vraiment sentie « à l’hopital », et pas du tout dans un bel endroit où démarre la vie de nos enfants. Enfin bon, ce qui est fait est fait, je ne pourrais pas revenir en arrière. Aujourd’hui, à J+14, c’est même déjà oublié…

 

chambre maternité

 

 

 

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2 Thoughts on “Mon séjour en maternité: du bon, et beaucoup de moins bon…

  1. fremont on 09/01/2017 at 09:10 a dit:

    Je découvre votre blog et appréciais votre ton sarcastique mais là c’est à vomir!
    Quel manque de respect pour ce personnel -souvent- souriant et dévoué de maternité.
    Ma pauvre, vous avez détesté voir des personnes différentes tous les jours? Bah encore heureux qu’ au vu de leur charge de travail, les soignants ne travaillent pas 5 jours non stop!
    Vous haïssez les internes? Et bien ce sont ces mêmes internes qui vous soigneront et soigneront vos enfants demain. Vous n’avez pas étudié ma chère? Un peu de compréhension et de tolérance s’il vous plaît!
    Je plains le personnel d’avoir eu a gérer vos caprices d’enfant gâtée!
    J’espère pour eux que vous prévoyez d’accoucher à domicile pour votre grossesse suivante (s’il il y a) histoire de ne pas schtroumpfer le monde!

    • PerfectMum on 06/02/2017 at 23:26 a dit:

      Bonjour,
      J’ai le plaisir de vous répondre que j’ai effectivement eu un troisième enfant depuis cet article, et que effectivement, suite à cette dernière hospitalisation, j’ai eu ce caprice d’enfant gâtée de vouloir accoucher à domicile. Ceci étant absolument impossible dans ma région , et de toute façon, pas possible financièrement, j’ai donc accouché à nouveau dans une maternité, et vous savez quoi ? j’ai choisi la même. Mais je ne sais pourquoi, à ce séjour, que j’ai souhaité court, j’ai vu les mêmes visages, ma poignée de porte fonctionnait, on m’a dit « ok pas de’problème  » quand j’ai refusé qu’une interne m’examine (car oui oui, jadis, une interne m’a fait mal juste en cherchant mon col de l’utérus, sans parler de l’autre en neurologie qui avait loupé ma ponction lombaire, et de l’erreur de diagnostique en ophtalmologie. Si si, je suis bien allée à l’ecole, j’ai aussi fait des études, précisément… ), on a pris en compte ma demande de faire mon premier bolus à domicile.
      Allez comprendre, la prise en compte et l’écoute de mes caprices auraient-elles influencées le bon karma de ce très bon 3eme séjour ?

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